LAppel de la forêt, de Jack London. Ça me rafraichira, si c’est une île tropicale. Gagner la guerre, de Jean-Philippe Jaworski, malgré ses défauts. Nation, de Terry Pratchett.
Dansle romand « Chris Martin » de William Golding, le naufragé construit une statue avec des cailloux afin que celle-ci puisse être vue par les navires qui passent au large de l'ile. Les
descommunications, lorsque séjourner sur une île déserte signifiait réellement être coupé du monde. Les îles dont nous parlons ici – en des temps antérieurs au. XX. e. siècle – sont celles dont l’œil peut faire le tour ; certaines sont proches, comme l’île du Levant, d’autres sont perdues au bout du monde, comme Tromelin ; les unes ne sont guère que des cailloux où se
Ils'exécuta et en récolta de toutes les couleurs. Quand il en eut les bras chargés, les mains invisibles le reconduisirent doucement au sommet de la montagne. A lors, la voix lui dit : « Rapporte ces fleurs dans ton pays. Désormais, grâce à ta foi et à ton courage, ton pays ne sera plus jamais sans fleurs.
Ils'exécuta et en récolta de toutes les couleurs. Quand il en eut les bras chargés, les mains invisibles le reconduisirent doucement au sommet de la montagne. A lors, la voix lui dit : «
Surune île déserte, John Irving emporterait John Irving emporterait Moby Dick d'Herman Melville, Tess d'Urberville de Thomas Hardy et L'ami commun de Charles Dickens. Publié le 12-04-2011
Quibaiser sur une île déserte ? à récrire la fin de mon histoire. La fille en question avait donc accepté et nous avions couru de la gare jusqu’à chez moi où, au milieu d’un tourbillon de mots, de baisers et de vêtements arrachés, nous avions fini par tomber sur mon lit. Exaspéré par la tension de ce long trajet, par la chaleur suffocante de ce mois de juillet, par le
Dansle numéro de novembre 2009 de Géo Ado, pages 42 à 47, découvrez l’histoire incroyable de Xavier, un aventurier Suisse qui est resté 300 jours seul sur une île déserte perdue au milieu de
Amusetoi à monter cette petite île avec ses personnages pour inventer une histoire de pirates. Montage. Imprime en couleur ou en noir et blanc la planche, les personnages et les autres accessoires sur du papier 160g. Découpe tous
Lîle est déserte. Les trois rescapés comptent deux hommes et une femme. Ils se répartissent les tâches de manière à pouvoir survivre jusqu’à l’arrivée d’un secours potentiel : pêcher, chasser, cueillir, cuisiner, débarrasser la table et faire la vaisselle. Bon an, mal an, ils pourvoient à leurs besoins les plus primaires
9wCvG8R. L’expérience de la solitude sur une îleLe thème de l’aventureNous voici entrés dans la deuxième sous-partie de notre présentation du thème au travers de l’histoire de la littérature. Après la conception de l’île sous sa forme symbolique, attachons-nous à la découverte de ce thème sous un autre angle l’ à tous ces récits exotiques qui ont marqué des générations de lecteurs. La narration qui vient le plus communément à l’esprit concerne les aventures de Robinson Crusoé de Daniel Defoe 1660-1731 publié en 1719. Ce personnage mythique a donné lieu à diverses réinterprétations. La Gazette a choisi dans le cadre de son étude de vous proposer de retrouver Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier. Mais pour l’heure, intéressons-nous à la genèse de ce roman magnifique. Sait-on que Robinson Crusoé doit tout à un personnage bien réel, Alexandre Selkirk 1860 -1721, qui lui a expérimenté la solitude sur une île ?L’aventure réelle d’Alexandre SelkirkAlexandre Selkirk est un matelot écossais, bagarreur et forte tête, qui passa plus de quatre ans 52 mois sur une île d’Amérique du sud perdue dans l’Océan Pacifique au large du Chili près des îles Juan Fernandez. Ce n’est pas à la faveur d’un naufrage que le héros se vit contraint de vivre dans la solitude, mais à un débarquement forcé d’un trublion par le capitaine du bateau. Le malheureux marin à la différence du héros de Defoe restera seul sur son île sans voir le moindre indigène ; il réussira à domestiquer des animaux en vivant du produit de ses récoltes. De retour dans sa patrie, Selkirk racontera son incroyable histoire qui viendra aux oreilles de l’écrivain ce dernier en tirera le noyau de son récit. Dans l’extrait qui vous est proposé aujourd’hui, découvrons Robinson qui raconte dans le détail les conditions de son arrivée sur l’île ****"La dernière de ces deux fois avait été bien près de m’être fatale ; car la mer m’ayant emporté ainsi qu’auparavant, elle me mit à terre ou plutôt elle me jeta contre un quartier de roc, et avec une telle force, qu’elle me laissa évanoui, dans l’impossibilité de travailler à ma délivrance. Le coup, ayant porté sur mon flanc et sur ma poitrine, avait pour ainsi dire chassé entièrement le souffle de mon corps ; et, si je l’avais recouvré immédiatement, j’aurais étouffé dans l’eau ; mais il me revint un peu avant le retour des vagues, et voyant qu’elles allaient encore m’envelopper, je résolus de me cramponner au rocher et de retenir mon haleine, jusqu’à ce qu’elles fussent retirées. Comme la terre était proche, les lames ne s’élevaient plus aussi haut, et je ne quittai point prise qu’elles ne se fussent abattues. Alors je repris ma course, et je m’approchai tellement de la terre, que la nouvelle vague, quoiqu’elle me traversât, ne m’engloutit point assez pour m’entraîner. Enfin, après un dernier effort, je parvins à la terre ferme, où, à ma grande satisfaction, je gravis sur les rochers escarpés du rivage, et m’assis sur l’herbe, délivré de tous périls et à l’abri de toute atteinte de l’ alors à terre et en sûreté sur la rive ; je commençai à regarder le ciel et à remercier Dieu de ce que ma vie était sauvée, dans un cas où, quelques minutes auparavant, il y avait à peine lieu d’espérer. Je crois qu’il serait impossible d’exprimer au vif ce que sont les extases et les transports d’une âme arrachée, pour ainsi dire, du plus profond de la tombe. Aussi ne suis-je pas étonné de la coutume d’amener un chirurgien pour tirer du sang au criminel à qui on apporte des lettres de surséance juste au moment où, la corde serrée au cou, il est près de recevoir la mort, afin que la surprise ne chasse point les esprits vitaux de son cœur, et ne le tue le premier effet des joies et des afflictions soudaines est d’anéantir. Absorbé dans la contemplation de ma délivrance, je me promenais çà et là sur le rivage, levant les mains vers le ciel, faisant mille gestes et mille mouvements que je ne saurais décrire ; songeant à tous mes compagnons qui étaient noyés, et que pas une âme n’avait dû être sauvée excepté moi ; car je ne les revis jamais, ni eux, ni aucun vestige d’eux, si ce n’est trois chapeaux, un bonnet et deux souliers dépareillés."Robinson Crusoé, Defoe chapitre 9 traduction Petrus-Borel Repères à suivre les îles introuvables Poe
Les enfants adorent les histoires. Ils aiment en écouter, en lire et s’en inventer pour eux-mêmes et leurs amis. Et les adultes, parents et éducateurs peuvent également se prêter à ce jeu de partage. C’est l’occasion pour tout le monde, petits et grands, de s’autoriser à rêver éveillé et à déployer son imaginaire. Comment s’y prendre pour inventer une histoire, la raconter, lui donner du relief à l’oral ? Bien sûr il n’y a pas qu’une seule manière de s’y prendre et l’élan, l’envie sont déjà deux moteurs primordiaux pour se lancer. Voici quelques pistes pour démarrer votre narration et partager vos histoires, uniques et singulières comme vous et votre enfant. Pourquoi inventer une histoire pour son enfant ? Alors que votre bibliothèque croule sous les dernières nouveautés ou emprunts de bibliothèque, pourquoi explorer d’autres univers narratifs ? La richesse de l’édition jeunesse permet de trouver son compte d’histoires pour s’émouvoir, rire, s’instruire. Cependant, raconter sa propre histoire, imaginaire, réelle ou romancée, convoque d’autres ressorts du lien entre l’éducateur et l’enfant. Dans le cadre familial, l’histoire portée par la voix et la gestuelle d’un proche prend une valeur particulière. Ce que choisit de raconter l’adulte s’inspire de son expérience, de sa propre enfance et de ce qu’il souhaite transmettre. On peut même parler de patrimoine oral familial. D’ailleurs, de nombreux auteurs ont tiré leurs romans ou contes d’histoires qu’ils avaient imaginées pour des membres de leurs familles, petits- enfants ou neveux. La plus célèbre étant sans doute la comtesse de Ségur Les Malheurs de Sophie, Un Bon petit diable…. Mais de nombreux auteurs contemporains racontent aussi avoir écrit pour leurs propres enfants. C’est le cas du célèbre auteur Claude Ponti dont le premier ouvrage, L’album d’Adèle Gallimard était initialement destiné à sa fille Adèle. Au final, d’autres albums ont suivi et aujourd’hui il en a publiés près de 80 à l’école des loisirs, avec de nouveaux personnages dont le fameux poussin masqué Blaise. Preuve que la richesse des interactions entre adultes et enfants peut s’avérer source d’inspiration inépuisable. Mais comment nous parents et proches des enfants pouvons-nous nous aussi accéder à cette création ? Et quels sont les bienfaits d’inventer une histoire à son enfant ? Comment créer une histoire pour les petits ? Inventer une histoire pour son enfant part souvent d’un élan, d’un besoin de complicité ou d’une nécessité de rebrasser des événements de la journée. Comme une envie d’être en dehors du temps, dans une bulle imaginaire. En définitive, la qualité de l’échange importe davantage que l’originalité de l’histoire. Raconter une histoire pour transmettre de soi à ses enfants Tout d’abord il faut garder à l’esprit une notion fondamentale l’enfant fait confiance à l’adulte pour lui raconter une histoire qui fait grandir. Cette histoire, quels qu’en soient le style et les personnages, est porteuse de messages implicites qui font réfléchir. Une histoire inventée est avant tout personnelle et destinée à un enfant en particulier. Elle fait partie du registre de l’intime et n’a pas vocation à être transmise à d’autres enfants sauf cas des écrivains bien sûr. Jacques, le papa d’une petite fille de 6 ans utilisatrice de l’enceinte Merlin a accepté de témoigner sur cette question. Je ne suis pas souvent à la maison à l’heure du coucher. Alors quand je suis là, ma fille me sollicite beaucoup. Nous avons établi un petit rituel du soir. Elle m’appelle quand elle est prête à dormir et je lui raconte une histoire de Coco lapin ». Je ne sais pas trop comment ça m’est venu ce nom-là. Sans doute des restes de Winnie l’Ourson ! Toujours est-il que ce Coco lapin n’existe que pour nous deux. Il fait beaucoup de bêtises, même si sa maman le met en garde. J’avoue que dans ce registre c’est un peu moi enfant qui ressurgit ! Le pantalon neuf déchiré dans la cour, les bonbons mangés en cachette, les bombes à eau… J’aime bien partager ces petites histoires toutes simples qui se terminent toujours bien. Maintenant qu’elle a grandi, ma fille invente ses propres histoires de Coco Lapin qu’elle tient à me raconter. C’est très émouvant pour moi. J’ai vraiment le sentiment d’avoir partagé quelque chose d’important avec elle, quelque chose qui va rester entre nous longtemps. »Jacques, papa de Capucine, 6 ans Les sources d’inspiration pour créer une histoire pour enfants Les sources d’inspiration sont multiples pour inventer une histoire. Comme on le voit avec Jacques, il peut s’agir de personnages revisités et d’anecdotes personnelles. Mais il n’y a pas de limites, seulement une envie de partager et de se faire plaisir en racontant. Pour les personnages, on pourra puiser dans les registres variés des animaux très fréquents en littérature jeunesse pour les plus jeunes, jusqu’à 8 ans,personnages de livres Cornebidouille inventée par Magali Bonniol et Pierre Bertrand, conte musical Dorothy du Magicien d’Oz, opéra Papageno inventé par Mozart, cinéma Charlie Chaplin et une infinité de personnages d’hier et d’aujourd’hui à convoquer pour l’occasion, de Barbapapa à Mortelle Adèle, en passant par Tom Tom et Nana et Emma et Loustic…personnages historiques Napoléon, Nelson Mandela…,héros et super-héros, dieux et déesses de la mythologie égyptienne, gréco-romaine, nordique,membres de la famille, ancêtres et amis,le jeu de cartes à raconter par exemple celui de Jean-François Barbier, Contes à la carte, Éditions Thierry Magnier. Ensuite, le ou les personnages à l’oeuvre vivent une aventure, surmontent des épreuves et trouvent des solutions pour résoudre leurs problèmes. Comment construire une histoire ou un conte pour enfant ? La crainte des parents face à l’invention d’une histoire est double ne pas avoir d’idées et ne pas réussir à terminer l’histoire. On a vu qu’en choisissant sa source d’inspiration et en utilisant son expérience personnelle les idées germent plus facilement. Maintenant voyons comment cadrer cette aventure pour qu’elle dure 10 à 15 minutes et non 1h ! Surtout si vous la racontez à l’heure du coucher. Comme votre récit part d’une improvisation totale, difficile d’en prévoir la fin à l’avance. Voici quelques conseils et techniques pour ne pas se laisser déborder et ne pas diluer votre intrigue. Adopter un plan en 3 parties exposition, développement, dénouement Par exemple, imaginons qu’Ulysse échoue sur une nouvelle île qui semble déserte. Que fait-il ? Il part en exploration avec ses hommes. Que découvrent-ils ? Des boîtes impossibles à ouvrir. Que peuvent-elles bien contenir ? Et que pourrait-il tenter pour essayer des les ouvrir ? Un singe les observe et se moque. Sans doute sait-il quoi faire. Quelle ruse Ulysse va-t-il mettre en oeuvre pour l’amener à ses fins ? Il faut imiter le chant d’une sirène pour ouvrir les boîtes qui gardaient prisonniers des oiseaux magiques. Ceux-ci vont pouvoir guider Ulysse jusqu’à sa prochaine étape. Fin de l’histoire. Dans cet exemple, on part du principe que l’enfant connait déjà l’Odyssée d’Ulysse. L’exposition présente les personnages. Puis survient le problème comment ouvrir les boîtes et les différentes possibilités dont celle du singe, c’est le développement. Enfin Ulysse trouve une résolution et peut repartir. Limiter le nombre de personnages Il est préférable de se limiter à un personnage principal et deux ou trois secondaires pour garantir un format de type conte oral ». En fonction de l’âge des enfants, le temps d’écoute varie entre 5 à 15 minutes. Plus il y a de personnages, plus vous vous sentirez obligés de développer et plus votre histoire s’étirera. Pour débuter, concentrez-vous sur un personnage central connu de votre enfant et dont vous imaginerez une aventure adaptée à ses préoccupations. Choisissez des personnages facilement identifiables auxquels vous prêterez votre touche d’originalité un manchot inspecteur de police, un enfant aveugle qui lit dans les pensées, un chevalier sans cheval… Relancer la narration en interrogeant l’enfant À chaque moment-clé, vous pouvez solliciter la participation de votre enfant. Ou s’il souhaite rester spectateur, vous pouvez poser vous-mêmes les questions et y répondre. Cela vous aidera à improviser la suite et relancera l’intérêt de votre jeune auditeur. Que va-t-il se passer ? Que pourrait faire Ulysse ? Si votre enfant vous donne des idées, veillez à garder la main. Sans quoi vous risquez de perdre le fil de votre intrigue ! Tout comme au théâtre, les acteurs ont l’habitude d’être harangués par les enfants, prenez en compte leur intervention et poursuivez. Evangelos Mpikakis pour Unsplash Choisir un thème porteur Pour inventer une histoire il faut improviser. Alors choisissez un thème avec lequel vous êtes à l’aise ! Si vous vous ennuyez, vous aurez du mal à convaincre. Que ce soit dans le registre de l’aventure, du fantastique ou du réel, il doit se passer quelque chose ». C’est le ressort dramatique de toute histoire. Ajouter des détails pour créer une atmosphère particulière Par exemple ici avec Ulysse, ces boîtes peuvent être brûlantes ou glaciales, sentir mauvais ou dégager un parfum enivrant… Ces quelques détails surnaturels ajoutent à l’ambiance mystérieuse et plongent les jeunes oreilles dans un univers imaginaire complet. En sollicitant ses sens de façon abstraite, vous aidez votre enfant à se fabriquer des images mentales. Ce sont d’ailleurs ces images qui lui laisseront une impression durable d’enchantement et un souvenir précieux de ce moment passé avec vous. On l’a vu avec l’exemple de Jacques et sa fille, les enfants ont aussi envie d’inventer leurs propres histoires. Dès l’âge de 2 ans, ils imaginent de courts scénarios mettant en scène leur doudou. Souvent accompagné de mime et d’objet, les histoires sont simples et brèves doudou est tombé, doudou mange une carotte etc.. Après la scolarisation en maternelle et l’écoute de nombreuses histoires, les enfants développent leur répertoire de personnages et de situations doudou organise une grande fête d’anniversaire, mais une sorcière lui jette un sort d’invisibilité. Avec l’âge ce répertoire s’étoffe et les enfants sont capables d’imaginer de nouveaux contextes. Ils s’inspirent de leur quotidien, de leurs émotions ainsi que d’une multitude d’informations histoires, documentaires, visites de musées, théâtre…. Cependant ils ont souvent du mal à trouver une résolution. Mais il ne faut pas oublier que conclure c’est aussi mettre fin au jeu. Et bien sûr les enfants n’ont jamais envie d’arrêter de jouer ! Pour les inciter à terminer leur histoire, vous pouvez limiter le temps avec un minuteur ou un sablier, ou encore programmer l’activité suivante retour au calme ou tâche comme mettre la table….
Seulement après avoir repris connaissance, je me rendis compte que l’île sur laquelle s’était écrasé l’avion était déserte. Je me levai et me mis à observer l’horizon et les paysages environnants. Deux de mes amis commencèrent à remuer sur le sable. La plage était superbe avec ses beaux palmiers et ses coquillages nacrés et agréable avec la chaleur qui y régnait, accompagnée d’une légère brise. Les paupières des autres rescapés s’entrouvrirent, j’étais à côté en train de les regarder se réveiller. Une fois que notre troisième compagnon fut bien remis du choc nous commençâmes à nous aventurer dans la forêt qui s’élevait derrière la plage. Cette île était plutôt accueillante, il y faisait beau temps et il y poussait beaucoup de plantes exotiques multicolores. On apercevait un immense rocher qui surplombait l’océan de toute sa hauteur. Au pied de celui-ci, le sol était tapissé d’un lit de mousse et nous décidâmes de nous y installer pour la nuit. Pour se faire un abri, on dut retourner à l’endroit où se trouvait toujours éparpillés sur le sable, les débris et les restes de l’appareil. On trouva plusieurs couvertures, de la nourriture, quelques vêtements, des babioles et plein de morceaux de la carlingue de l’avion qui servirent à la construction de la cabane. Sur le chemin du retour, chargé de nos trouvailles, notre petit groupe s’arrêta pour dérober encore quelques fruits à cette abondante végétation qui s’étendait au moins sur toute une moitié de l’île. J’étais à la tête de la troupe et me servais d’un grand bâton pour me frayer un passage entre les lianes. Nous récoltâmes une poignée de noisettes, abandonnées entre les racines d’un arbre noueux. La forêt était dense et ce fut difficile de retourner au campement car tous les arbres se ressemblaient. Grâce à la chance d’avoir trouvé autant de nourriture, nous nous couchâmes repus et tranquilles au beau milieu de la nature. Navigation des articles